dimanche 31 octobre 2010

Idées de film

J'ai à ma disposition, après avoir consulté plusieurs amis, une liste de films qui pourraient convenir à mon ciné-club familial. Je la posterai certainement bientôt.

Ami lecteur, si tu as des idées de film, n'hésite pas à les soumettre dans les commentaires de ce post.

Bien entendu, les idées stupides seront éliminées...

#1 - Un jour sans fin (Groundhog Day) - 1993 - Harold Ramis

Age des enfants: Fille de 11 ans, garçon de 9 ans.
Titre: Un jour sans fin
Titre VO: Grounhog Day
Réalisateur: Harold Ramis
Année: 1993
Durée: 1h43
Avec: Bill Murray, Andy Mac Dowell...
Liens: IMDB; Cinemotions; Allocine

Contexte: C'est le premier film du ciné-club! Il me fallait une valeur sûre, et c'est donc sur ce film au concept original et ludique que j'ai porté mon choix. A noter, pour votre culture générale, qu'Harold Ramis, le réalisateur du film, c'est le compère à lunette de Bill Murray dans Ghostbusters.

Réactions: Les enfants sont sortis de ce films ravis.Il y a eu peu d'éclats de rire, mais ce n'est pas tout à fait le but de cette comédie. C'est un film prenant sans avoir un rythme effréné.

Le film à peine fini, nous sommes revenus sur la scène où Bill Murray demande des cheese-burgers (je n'en dis pas plus) qui a particulièrement plu à ma fille.
Côté parent, c'est resté un très bon film, aucune mauvaise surprise au programme.

Pourquoi ce blog (version longue)

Il y a quelques jours, je me suis demandé si les images dont sont quotidiennement abreuvés nos enfants sont suffisantes.

"- Suffisantes ?!?", vous entends-je déjà vous révolter.

La question de fond

Rassurez-vous, je ne parle pas de quantité.
J'imagine qu'une grande majorité de parents s'inquiète de la place qu'occupent la télévision, les consoles de jeux, les ordinateurs et les téléphones portables dans la vie de leur progéniture. Je suis comme eux.
Non, je parle de qualité.
Quand les enfants regardent la télévision, les publicités, les séries de dessin animés, les diverses déclinaisons de télé-crochet sont malheureusement les formes de culture qui les attirent le plus.
Et, malheureusement aussi, je les comprends. Depuis longtemps, tout est calibré pour plaire. On sait ce qui marche sur l'esprit des gens. Et on l'exploite. C'est le "temps de cerveau humain disponible" cher à Patrick Le Lay (Les Dirigeants français et le changement, 2004). Donc, les gens aiment ces programmes parce qu'ils sont faits pour leur plaire.

"Alors là, bravo. Clap-clap-clap. Très intéressant. Les gens aiment les programmes faits pour être aimés...", vous imagine-je, prêt à vous détourner à jamais de ce blog. 

Mais ça n'est pas tout. Restez encore un peu.
Si les productions audiovisuelles obéissent depuis longtemps à un impératif de calibrage qui les destine au plus grand nombre, ce qui explique combien la plupart se ressemblent, alors comment se fait-il que les standards d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier?
La réponse évidente est que des ajustements ont été opérés au fil des ans afin de correspondre au mieux à ce qui provoque de l'intérêt chez le spectateur, et chez les enfants en particulier. 
Le premier exemple qui me vient à l'esprit est le début du Livre de la jungle des studios Disney. 
Les premières minutes du film consistent en un grand panoramique avec fondus enchainés sur divers endroits de la jungle déserte, accompagné d'une musique calme et presque monotone, ainsi que du générique complet.
Un vrai calvaire pour les enfants d'aujourd'hui. A tel point que, sur le DVD, l'éditeur en a fait le premier chapitre du film, qu'on saute allègrement pour atteindre le deuxième chapitre, le début de l'histoire.
Aujourd'hui, plus personne ne fait cette erreur. Plus aucun film moderne ne prend le risque d'être lent s'il veut plaire au plus grand nombre, et plus particulièrement aux enfants. C'est le syndrome de la peur du zapping.

Mais si les standards d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui, les films d'hier en sont-ils mauvais pour autant?

Non, évidemment. Nous avons tous à l'esprit des films que nous avons vus dans notre jeunesse et qui nous ont marqué. L'idée que les succès d'hier seraient peut-être boudés aujourd'hui en dit long sur l'évolution de la culture audiovisuelle de masse.

D'une certaine manière, c'est tout l'objet de ce blog.

L'idée : un ciné-club miniature.

Je voudrais élargir l'horizon cinématographique de mes enfants (qui ont aujourd'hui 11 et 9 ans). Au-delà de tous les films que la plupart des enfants, et plus particulièrement les miens, ont vu, quelles sont les œuvres vers lesquelles ils ne se tourneraient pas spontanément (pour n'importe quelle raison, que ce soit parce qu'elles sont plus vieilles qu'eux ou parce qu'elles ne correspondent pas au standard actuel) mais qui leur donneraient un peu plus que ce qu'ils ont?

L'idée, c'est d'instituer un rendez-vous cinématographique hebdomadaire, le samedi soir, une sorte de ciné-club à la maison, dans lequel nous regarderons en famille un film que les enfants aimeront autant que les parents, un film qui donnera à mes enfants une autre idée du cinéma, pour, qui sait, les ouvrir à une conception plus ouverte et plus globale de toutes  les formes d'expression culturelle..

La difficulté

Maintenant, voilà la problématique concrète qui découle de tout ce processus.
Comment déterminer ce qui convient ou pas à mes enfants dans le cadre de ce ciné-club familial?
J'ai deux ressources subjectives pour anticiper les réactions des enfants. 
D'abord, je me souviens avoir vu beaucoup de films pendant mon enfance. Certains m'ont plu, d'autres m'ont traumatisé. Mais parmi eux, lesquels sont vraiment bons?
Ensuite, j'ai vu de nombreux films une fois adulte, et certains d'entre eux conviennent à des enfants. Là encore, une question se pose. Est-ce que je suis sûr que ce que j'ai apprécié avec mes yeux d'adulte aura le même effet sur mes enfants? La première fois que je me suis rendu compte du décalage qui pourrait exister entre eux et moi, c'est lorsque des amis parents ont loué le premier volet de la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson et l'ont regardé avec leurs fils de 9 ans, qui en a fait des cauchemars pendant plusieurs nuits. 
Bien sûr, les orques, Sauron et les Nazguls... Tout ça peut être terrifiant à leur age...

Je pose donc certaines règles (auxquelles je dérogerai certainement si l'envie m'en prend, non mais) auxquelles tous les films de notre ciné-club devront obéir:
- Ils ne doivent pas faire partie des films que mes enfants verraient "spontanément".
- Ils doivent être visibles par des enfants de leur age.
- Ils doivent être visibles en VF (donc, soit des films français, soit des films qui ne souffrent pas trop de la VF). Pas de Monty Python pour l'instant, donc.
- Mes enfants doivent en sortir avec l'impression d'avoir passé un bon moment. Ceci pour deux raisons. D'abord, parce que s'ils s'ennuient, ils ne reviendront pas. Ensuite, parce que c'est le but de ce rendez-vous. Leur montrer que les films et programmes qu'ils voient au quotidien ne sont pas  forcément meilleurs que d'autres dont l'existence leur est encore inconnue.
- Nous, les parents, ne devons pas nous ennuyer. Sinon, ma femme et moi non plus n'y reviendrons plus.

Je prévois d'avance de ne plus respecter la règle du VF obligatoire assez rapidement, tant il me semble que le son original ne peut être retranscrit par le doublage. Mais là encore, il s'agit de ne pas rebuter d'emblée.
De même, l'accessibilité et le propos des films que je proposerai à mes enfants évoluera avec leur maturation et la culture cinématographique qu'ils auront acquise, pour finir avec des films qui n'auront pas leur place dans ce blog.

J'essaierai, autant que possible, de compiler hebdomadairement dans ce blog chacun des films que nous avons vus, ainsi qu'un aperçu des réactions afin d'aider ceux qui pourraient avoir les mêmes préoccupations que moi.

Bonne lecture.